Le film "Parole de Kogis" n'a pas pour objet les Indiens Kogis, leurs pensées, leur mode de vie mais plutôt la frontière qui sépare deux mondes. Celui d'une tradition millénaire basée sur une relation intime au vivant et notre modernité, toujours plus rapide et plus efficace. Où l'on découvre qu'il existe des sociétés sans pauvres, où la solidarité est une réalité vécue, partagée, et dont la finalité est de maintenir l'équilibre. Equilibre de soi, soi avec les autres et soi avec le monde. Des sociétés qui luttent pied à pied pour ne pas perdre leur mémoire car, disent-ils, "la mémoire, c'est comme les yeux qui ont été faits pour voir, si elle se perd tout devient obscur..."